Ville de Québec dans la guerre de 1812

L’emplacement stratégique de la ville de Québec, sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent, a déterminé son essor.

À l’ère de la voile, elle conserve une position dominante comme port d’entrée et de sortie pour la navigation océanique. Elle devient bien vite le lieu de transbordement des produits (surtout fourrures et bois) destinés aux commerces extérieurs et intérieurs ainsi que le point d’arrivée et de départ des voyageurs et des immigrants en Amérique du Nord. Cette position stratégique fait de Québec un centre politique, administratif et militaire.

Lors du déclenchement de la Guerre de 1812, la ville de Québec est la seule ville des Haut- et Bas-Canada à avoir une forteresse permanente, forteresse où 2300 soldats réguliers sont en poste. À l’époque, ses fortifications ne conviennent pas à un siège d’une durée prolongée et indéterminée (l’imposante Citadelle ne sera pas bâtie avant 1820-31). Malgré cela, le gouverneur George Prevost fait de Québec l’élément- clé de ses plans visant à défendre les colonies. « J’ai tenu compte de la protection de Québec en tout premier lieu; tous les autres éléments devront s’y subordonner. »

Prevost avait dit de Québec qu’elle était la « porte d’entrée des troupes que le gouvernement du roi pourrait juger opportun d’envoyer. » La considérable distance qui sépare la ville de Québec des champs de bataille du Haut-Canada est cependant l’un des problèmes auxquels Prevost est confronté. Les communications entre Québec et le Haut-Canada sont presque aussi lentes que les communications entre Québec et Londres.

Étant donné qu’il considère comme primordiale la défense de Québec, Prevost n’envoie des troupes vers l’ouest que lorsqu’il obtient des renforts renforçant ainsi sa garnison. Le 17 août 1812, il rend compte de l’arrivée du premier bataillon des Royal Scots en provenance des Indes occidentales. Il est donc en mesure d’envoyer à Isaac Brock les hommes du 8e Régiment (du roi) d’infanterie.

Les fortifications militaires connues sous le nom de Citadelle de Québec et qui aux yeux de visiteurs comme Charles Dickens font de Québec la « Gibraltar de l’Amérique du Nord », est un lieu historique national et ont permis que la ville fasse partie des sites du patrimoine mondial.

Auteur : James Marsh

Liens externes