Black Hawk

Black Hawk (Black Sparrow Hawk, Makataimeshekiakiak), chef de guerre sauk [né à Saukenuk, près de Rock Island (Illinois), en 1767, décédé près de Des Moines (Iowa), le 3 octobre 1838]. D'après l'histoire orale sauk, Black Hawk est un descendant direct de Thunder (Nanamakee), qui aurait rencontré un des premiers explorateurs français, possiblement Samuel de Champlain. Le titre de chef de guerre lui est décerné dans le cadre des guerres avec les Osages (1782-1787). Par le Traité de St. Louis, signé en 1804 avec le gouverneur William Henry Harrison, le chef sauk Quashquame cède la plupart des terres sauks et meskwakies aux États‑Unis. Black Hawk et d’autres chefs contestent la validité du traité, car certains chefs de ces deux nations n’ont pas été consultés. Ils affirment que Quashquame n’a pas le droit légal de céder les terres puisque certains conseils tribaux n’ont pas participé aux négociations. Black Hawk mène la résistance contre les tentatives américaines de coloniser les terres et dirige l’attaque contre le fort Madison en juillet 1809.

Black Hawk et la guerre de 1812

Lorsqu’éclate la Guerre de 1812 entre les États-Unis et la Grande‑Bretagne, Black Hawk rallie les rangs d’une grande expédition guerrière formée de membres de Premières Nations, dirigée par Robert Dickson. À une certaine époque, Dickson vit avec les Lakotas de Sisseton (Sioux du Minnesota), où il est connu sous le nom de Mascotopah (l’homme aux cheveux rouges). En tant que chef de guerre lakota, Dickson rassemble une force alliée composée de Lakotas, de Potawatomis, de Winnebagos et d’Odawas afin d’appuyer les Britanniques dans leur guerre contre les Américains. Black Hawk dirige une force de 200 guerriers sauks. Tant Dickson (colonel) que Black Hawk (capitaine) se voient accorder un brevet temporaire au sein de l’armée britannique.

Black Hawk dirige les Sauks pendant la prise du Fort Mackinac sur l’île Michilimackinac, le 16 juillet 1812. Dickson et lui appuient un contingent de soldats d’infanterie britanniques et une milice du Bas-Canada, commandés par le capitaine Charles Roberts. Après la prise du fort Mackinac, Dickson promeut Black Hawk au grade de brigadier général. Ce dernier mène les Sauks durant les deux sièges du fort Meigs (1er au 9 mai et 25 juillet au 2 août 1813), aux côtés de Tecumseh et du major‑général Henry Procter, ainsi que pendant l’attaque contre le fort Stephenson. Procter et Tecumseh n’arrivent pas à prendre les forts et se replient sur Amherstburg. Après la défaite de Procter et la mort de Tecumseh pendant la Bataille de Moraviantown (parfois appelée bataille de la Thames), Black Hawk concentre ses efforts au sud des Grands Lacs.

Lors de la prise du fort Shelby (20 juillet 1814), Black Hawk se trouve à la tête des Sauks et des Meskwakies (Fox), qui appuient les troupes britanniques sous les ordres du lieutenant‑colonel William McKay. Lors de la bataille de l’île Credit (4 et 5 septembre 1814), les forces de Black Hawk et du capitaine d’infanterie britannique Thomas Anderson défont la force américaine dirigée par le major Zachary Taylor (qui deviendra le 12e président des États-Unis) en l’attirant dans une embuscade.

Résistance à l’expansion américaine

Black Hawk continue de résister à l’expansion américaine après la signature du Traité de Gand. À la tête des Sauks et des Meskwakies, il vainc les forces américaines lors de la bataille de Sinkhole (24 mai 1815). En 1816, il négocie finalement un accord avec le gouvernement américain, lequel confirme les modalités du Traité de St. Louis, signé en 1804.

Black Hawk mène les forces de résistance à l’expansion américaine en territoire sauk pendant la « guerre des Black Hawks » (14 mai au 2 août 1832). Beaucoup moins nombreuses que les forces américaines, les forces de Black Hawk sont vaincues lors des batailles de Wisconsin Heights (21 juillet) et de Bad Axe River (2 août). Par la suite, le gouvernement américain déporte les Sauks et les Meskwakies vers le Kansas. Black Hawk vit avec les quelques Sauks restants dans un petit village près de ce qui est aujourd’hui Des Moines (Iowa), village où il mourra en 1838.

Auteur : D.S. Davis

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