Dearborn, Henry

Henry Dearborn, médecin, soldat, politicien, figure militaire de la Guerre de 1812 (né à North Hampton, au New Hampshire, en 1751; mort à Roxbury, au Massachusetts, le 6 juin 1829). Henry Dearborn étudie la médecine et commence à exercer sa profession à Nottingham Square au New Hampshire. Il participe aux combats de la révolution américaine et atteint le rang de lieutenant-colonel. Dearborn est libéré de l’armée en 1783 et déménage dans le Maine (qui fait alors partie du Massachusetts). En 1787, il est nommé major-général de la milice. Il est représentant au Congrès de 1792 à 1797 sous la bannière des républicains et appuie James Madison et Thomas Jefferson, ce dernier le nommant secrétaire de la guerre en 1801. Dearborn appuie la décision de Jefferson de réduire les effectifs de l’armée et tente de la rendre plus conforme aux principes républicains en recrutant des officiers dans toutes les classes de la société et en assouplissant la hiérarchie. Il soutient également la politique de « civilisation » et d’« assimilation » des Autochtones, et ses agents et lui ont recours à la manipulation et à la force lorsque la persuasion échoue. Ses tentatives de réforme de la milice sont infructueuses, mais pour le récompenser de ses efforts, on le nomme percepteur des douanes à Boston en 1809.

Dearborn et la guerre de 1812

En 1812, le président Madison nomme Dearborn major-général principal de l’armée américaine et lui confie la responsabilité du secteur Nord-Est du pays, du Niagara à la côte de la Nouvelle-Angleterre. Dearborn établit son quartier général à Greenbush sur la rivière Hudson en face d’Albany, mais passe plusieurs semaines à Boston pour renforcer les défenses sur la côte et tenter de persuader les gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre de permettre l’utilisation de leur milice dans une invasion du Canada. Il ne réussira pas, et s’abstiendra donc de lancer une grande offensive contre le Bas-Canada.

Son leadership s’améliore légèrement en 1813, mais au lieu de concentrer ses troupes le long de la route du lac Champlain en vue d’attaquer Montréal ou Québec, il les disperse plutôt vers l’Ouest. Il dirige les attaques fructueuses sur York, la capitale du Haut-Canada, et sur le Fort George, mais aucune de ces victoires n’entraîne de résultats décisifs. Dearborn est malade à plusieurs reprises et finit par être relevé de son  commandement en juillet 1813. Il participe à la cour martiale du général Hull, ce qu’il n’aurait probablement pas dû faire, puisque son inaction de l’été 1812 a permis à Isaac Brock de concentrer ses forces pour attaquer Détroit sans craindre une invasion du Bas-Canada.

Dearborn est libéré honorablement de l’armée en 1815 et demeure actif dans la sphère politique au Massachusetts. Madison le nomme secrétaire de la guerre, mais après d’intenses protestations contre cette nomination, il fait volte-face. En 1822, le président James Monroe envoie Dearborn comme délégué au Portugal, poste qu’il occupe jusqu’en 1824. Dearborn rentre au pays à sa propre demande et se retire à Roxbury au Massachusetts.

Dearborn a été plus efficace comme subalterne que comme leader. Son biographe conclut qu’il a eu une carrière relativement réussie, la seule exception étant l’échec presque total de son commandement militaire lors de la guerre de 1812.

Auteur : Wes Turner

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