Brisbane, Thomas

Thomas Brisbane, officier de l’armée britannique, gouverneur colonial, astronome (né à Brisbane House, près de Largs, Ayrshire, Écosse, le 23 juillet 1773; mort au même endroit le 27 janvier 1860). Thomas Brisbane connaît une longue carrière dans l’armée britannique, il sert notamment dans la Guerre de 1812, mais il est aussi connu pour sa carrière tardive d’astronome.

Brisbane joint le 38e Régiment de fantassins en avril 1789 et part pour l’Irlande l’année suivante, où il fait la connaissance d’Arthur Wellesley, qui deviendra le duc de Wellington. Brisbane est promu lieutenant en 1791 puis capitaine en 1793. De là et jusqu’en 1795, il mène campagne dans les Flandres. À son retour en Angleterre, il est fait major et, en octobre 1795, on l’envoie à la Barbade avec son régiment. Il participe à la prise de Sainte-Lucie et de Trinidad, aide à rétablir l’ordre à Saint-Vincent et prend part à l’invasion ratée de Puerto Rico, avant de rentrer chez lui en 1798 pour cause de maladie. Il revient à la Barbade deux ans plus tard en qualité de commandant du 69e Régiment de fantassins, mais sa santé demeure précaire et il doit rentrer en 1803. Lorsque le 69e Régiment est transféré en Inde, Brisbane reste en Angleterre où il reçoit une demi-solde. Sa mauvaise santé le tient à l’écart de l’armée jusqu’en 1812 quand Wellington lui demande de l’accompagner dans la péninsule ibérique. Il est alors colonel.

Bien qu’il passe 18 mois dans la péninsule ibérique comme adjudant-général adjoint, il éprouve toujours des problèmes de santé et doit rentrer en Angleterre pour plusieurs mois. De retour en Espagne, il mène sa brigade dans les Guerres napoléonniennes, dans les batailles de Vitoria, des Pyrénées, de Nivelle, de Nive, d’Orthez et de Tolouse, où il est blessé. Il est fait major‑général en 1813 et on lui confie le commandement d’une brigade en Amérique du nord britannique.

États de service en Amérique du Nord

Au mois d’août 1814, la brigade de Brisbane se trouve au sud de Montréal et fait partie de la Division de gauche des Britanniques sous le commandement du major-général sir Francis de Rottenburg qui a pour mission de prendre Plattsburgh (NY). La brigade de Brisbane comprendra éventuellement les Voltigeurs et les Chasseurs canadiens. Brisbane traverse la frontière de l’État de New York le 31 août et entre dans Plattsburgh le 6 septembre. L’assaut est momentanément interrompu jusqu’à ce que l’escadron naval soit en position d’affronter la flottille américaine dans la baie de Plattsburgh.

Dans l’intervalle, on commence la construction des structures de siège; l’attaque est finalement prévue pour le 11 septembre, une attaque que la Division de gauche livrera sur deux fronts : par le nord, Brisbane doit faire diversion en occupant la rive nord de la rivière Saranac, traverser deux ponts sur la Saranac et pousser son offensive aussi loin qu’il le peut. Au sud, l’assaut principal est dirigé par le major-général Frederick Robinson. Sa brigade renforcée doit traverser la Saranac et prendre d’assaut les ouvrages américains. Mais aucun de ces mouvements n’est complètement déployé quand, après la défaite de la force navale britannique, sir George Prevost décide d’annuler l’opération et de rentrer au Bas-Canada.

Brisbane remplace ensuite de Rottenburg au poste de commandant de la Division de gauche. En décembre, il propose de partir avec 7 000 hommes vers l’extrémité sud du lac Champlain pour y détruire les navires de guerre américains stationnés pour l’hiver. Prevost donne son approbation sous certaines réserves et la planification de l’opération se poursuit jusqu’à ce que l’on confirme la signature du Traité de Gand; la guerre prend fin en février 1815.

De l’Europe à l’Australie

Après la guerre, Brisbane rentre en Europe et, des premiers mois de 1816 jusqu’en 1818, assume le commandement d’une brigade de l’armée d’occupation en France. Il prend épouse en novembre 1819 et devient gouverneur de la Nouvelle‑Galles du Sud de 1821 à 1825. Brisbane est fait lieutenant-général en mai 1825. Tôt dans sa carrière il a développé un intérêt pour l’astronomie et il devient une autorité en la matière. Il devient membre de la Société royale d’Edimbourg en 1810. Il meurt chez lui en 1860.

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