Glegg, John

John Baskerville (parfois épellé Baskervyle) Glegg, soldat, figure militaire de la Guerre de 1812 (né à Cheshire, en Angleterre, en 1773; mort en 1861). John Glegg est le second fils d’une famille de propriétaires terriens de Thurstaston Hall. Il s’enrôle dans l’armée britannique en 1797 et acquiert une commission de porte-étendard dans le 49e Régiment d’infanterie. Il achète ensuite une lieutenance en 1798, et participe avec son régiment à une campagne dans le Nord de la Hollande en 1799. Deux ans plus tard, il est nommé aide de camp du général Milner sur l’île de Jersey. En raison d’une réduction des effectifs, il réintègre le 49e Régiment, mais demeure en Angleterre pour participer au recrutement lorsque ce régiment s’embarque pour le Canada. Glegg étudie également au collège militaire royal (aujourd’hui l’académie militaire royale Sandhurst) de 1803 à 1805.

Glegg achète un brevet de capitaine en 1803. En 1805 et 1806, il exerce à nouveau les fonctions d’aide de camp du général Milner. Il est envoyé en Irlande par le lieutenant‑colonel Isaac Brock, commandant du 49e Régiment, pour participer au recrutement. Il débarque à Québec en 1807, et le lieutenant-colonel Brock le nomme aide de camp trois ans plus tard.

John Glegg et la guerre de 1812

John Glegg accompagne le lieutenant-colonel Brock à Amherstburg lors de la campagne visant à prendre Détroit. En août 1812, il est nommé au rang temporaire de major breveté (ce qui lui confère une plus grande autorité que son grade de capitaine). En compagnie du lieutenant-colonel John Macdonell, l’aide de camp d’Isaac Brock, il rencontre le général américain William Hull pour accepter la capitulation de Détroit et en fixer les modalités. Isaac Brock l’envoie ensuite porter des dépêches et les drapeaux ennemis au lieutenant‑colonel sir George Prevost à Québec. Dans son rapport à l’intention de Prevost, Brock fait l’éloge du mérite et du long service de Glegg ainsi que de son rôle dans la prise de Détroit. Glegg reçoit ainsi une médaille d’or et est promu major dans l’armée en octobre 1812. (En 1813 et 1814, il signe ses ordres parfois en tant que capitaine, parfois en tant que major et parfois en tant que lieutenant-colonel.)

Glegg prend part à la Bataille de Queenston Heights et reçoit les compliments du successeur de Brock, le major-général Roger Sheaffe, pour le rôle qu’il y joue. En tant qu’aide de camp et ami proche de Brock, il est chargé de l’organisation des funérailles de celui-ci, qui ont lieu le 16 octobre. Il est par la suite nommé aide de camp par intérim de Sheaffe.

John Glegg est nommé au poste (et non au rang) de major de brigade pour les forces du Haut-Canada le 1er novembre 1812. À ce titre, il est responsable de toutes les affaires administratives qui relèvent du commandant général de la région. En 1814, il est nommé au poste d’adjudant-général adjoint et devient responsable de la formation, du recrutement, de l’équipement des troupes et de l’envoi de rapports réguliers à l’aide-adjudant-général adjoint. Il poursuit sa carrière en participant à la Bataille de Lundy’s Lane (dépêches), à l’attaque sur le Fort Érié (dépêches) ainsi qu’aux combats menés à Cook’s Mills. Il rentre en Europe après la guerre.

Glegg et l’après-guerre

John Glegg est nommé aide de camp du major-général John Wilson et l’accompagne à Québec en 1816, mais Wilson quitte son commandement dans le Haut-Canada et rentre en Europe en 1817. Glegg rejoint le 49e Régiment en Irlande en 1818 et est nommé major dans le régiment deux ans plus tard.

Glegg devient lieutenant-colonel breveté en 1825 et lieutenant-colonel disponible des forces régulières un an plus tard. En 1836, il passe d’officier disponible à capitaine et ensuite à lieutenant‑colonel dans le régiment des gardes de Coldstream, puis démissionne et prend sa retraite en 1837. On ignore comment il a passé le reste de sa vie.

Auteur : John R. Grodzinski

Liens externes