Robinson, Frederick Philipse

Frederick Philipse Robinson, officier de l’armée britannique, figure militaire de la Guerre de 1812 (né en septembre 1763, dans la province britannique de New York; mort dans le comté de Sussex, en Angleterre, le 1er janvier 1852). Frederick Robinson naît dans la province britannique de New York. Pendant la Révolution américaine, le père de Frederick met sur pied une unité loyaliste nommée le Régiment loyal américain, dans lequel Frederick est nommé porte-étendard en février 1777.

Début de la carrière de Robinson

Robinson est transféré au 17e Régiment de fantassins en septembre 1777, et commande une compagnie lors de la bataille de Horseneck en mars 1779. Il est présent lors de la prise de Stony Point en juin et est fait prisonnier lorsque les Américains reprennent le poste en juillet. Robinson est promu lieutenant in absentia dans le 60e Régiment de fantassins en 1780, puis est transféré au 38e Régiment de fantassins en novembre. Après sa sortie de prison, il joint son régiment à Brooklyn. Robinson sert dans les Antilles et est promu capitaine en juillet 1794, puis obtient le grade de major en septembre au sein du 127e Régiment de fantassins. Après la dissolution de ce régiment, il se joint au 32e Régiment de fantassins en septembre 1795.

En 1796, Robinson devient l’officier supérieur chargé de l'inspection des recrues à Bedford, puis il exerce des fonctions semblables à Londres. Robinson est promu lieutenant-colonel breveté en 1800, puis colonel en 1810. Il prend part aux Guerres napoléoniennes et est promu major-général en 1814.

Guerre de 1812

Robinson est choisi pour diriger une brigade dans les Canadas et, en août 1814, celle-ci joint la division de gauche de l’armée britannique sous le commandement du major-général sir Francis de Rottenburg, stationnée près de Montréal. L’objectif des troupes est de prendre Plattsburgh (New York) (voir la Bataille de Plattsburgh). La brigade de Robinson traverse la frontière de l’État de New York le 1er septembre 1814. Pendant l’avancée des troupes, Robinson assigne deux de ses bataillons à la protection des lignes de communication. Pendant l’après-midi du 6 septembre, Robinson arrive à Plattsburgh, où on lui demande de mener une attaque contre la ville dans les heures qui suivent. Il refuse de le faire, indiquant qu’on n’en savait pas assez sur l’état des défenses de la ville. L’assaut est reporté jusqu’à ce qu’on puisse procéder à une reconnaissance, puis reporté à nouveau jusqu’à ce qu’un escadron de la marine britannique puisse se mettre en position d’attaquer la flottille américaine stationnée dans la baie de Plattsburgh.

Dans l’intervalle, la division commence à construire des ouvrages pour le siège de la ville. Ces efforts préoccupent Robinson, qui croit que les défenses américaines peuvent être prises avec les forces disponibles. L’attaque par la division est alors prévue pour le 11 septembre 1814. Elle devra être exécutée en deux volets : au nord, le major-général Thomas Brisbane doit créer une diversion en traversant les deux ponts qui enjambent la rivière Saranac et en poursuivant l’attaque dans la mesure du possible. Plus au sud, l’attaque principale doit être menée par Robinson. Sa brigade a été jumelée à celle du major-général Manley Power, pour un total de six bataillons, deux compagnies légères, deux escadrons de Light Dragoons, deux canons de campagne de neuf livres ainsi que des fusées Congreve. La tâche de Robinson consiste à traverser la rivière Saranac et prendre d’assaut les ouvrages de défense américains. Robinson est en position, prêt à lancer l’attaque à 10 heures. Alors que ses troupes de tête commencent à avancer, il reçoit du lieutenant-général sir George Prevost, le commandant de l’expédition, l’ordre de stopper l’attaque et de battre en retraite vers le Bas-Canada. Prevost a conclu que les lignes de communication britanniques vers le Canada sont menacées en raison de la défaite de l’escadron britannique dans la baie de Plattsburgh.

Robinson est estomaqué, mais obéit aux ordres. Il quitte le Canada en 1815, prêt à témoigner lors du procès militaire de Prevost. Lorsque l’enquête est annulée en raison du décès de Prevost au début de 1816, Robinson est envoyé dans les Antilles, où il demeure jusqu’en 1821. Il devient lieutenant-général en 1825, puis général en 1841. Lors de son décès, Robinson était le soldat ayant le plus grand nombre d’années de service dans l’armée britannique. Son frère, William Henry, a agi à titre de commissaire général de l’Amérique du nord britannique pendant la guerre de 1812.

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