Van Rensselaer, Stephen

Stephen Van Rensselaer III (né à New York, NY, le 1er novembre 1764; mort près d’Albany, NY, le 26 janvier 1839). Stephen Van Rensselaer grandit dans le manoir Van Rensselaer dans la région du cours supérieur de la rivière Hudson dans l’État de New York. Il reçoit son diplôme du Harvard College en 1782. Il épouse Margarita, la fille du général Philip Schuyler, avec qui il a trois enfants. Après la mort de Margarita en 1801, il épouse Cornelia Paterson, fille du gouverneur du New Jersey. Ensemble, ils ont dix enfants nés entre 1803 et 1820.

Dès son 21e anniversaire de naissance, Stephen Van Rensselaer assume la responsabilité du domaine patrimonial appelé Rensselaerswyck ou le « Manoir Van Rensselaer ». Ce vaste domaine avait à l’origine été octroyé aux Van Rensselaer en 1629 par la Compagnie des Indes occidentales. Lorsque Van Rensselaer devient propriétaire (« patroon ») du manoir, il est de loin l’individu le plus fortuné de la région d’Albany et son domaine profite des services de quinze esclaves. En 1786 il obtient le grade de major dans la milice de New York et se hisse au rang de major général en 1801. Le gouverneur de New York, le républicain Tompkins, offre à Van Rensselaer, membre de l’opposition fédéraliste, le commandement de l’armée américaine du centre. Il commande donc l’armée qui envahit le Haut-Canada le 13 octobre 1812, mais sa défaite dans la Bataille de Queenston Heights marque la fin de sa carrière militaire. En 1813, il brigue sans succès le poste de gouverneur de l’État de New York.

Stephen Van Rensselaer siège à l’Assemblée législative de l’État de New York (1789-1791) et au Sénat (1791-1796), puis sert comme lieutenant-gouverneur de l’État de New York (1795). Après la guerre, il siège à la commission du canal de 1816 à 1839 et à la Chambre des représentants américaine de 1822 à 1829. De 1819 à 1839, il est membre du conseil de l’Université de l’État de New York, avec Amos Eaton, le fondateur du Rensselaer Polytechnic Institute. Après son décès, on se souvient de lui comme étant le « dernier patroon » ou le « bon patroon ».

Auteur : Wes Turner

Liens externes