Jackson, Andrew

Andrew Jackson, soldat et homme d’État américain, 7e président des États‑Unis (Waxshaw, Caroline du Sud, 15 mars 1767; Nashville, Tennessee, 8 juin 1845). Andrew Jackson se distingue à titre de général pendant la Guerre de 1812 et sa conduite, particulièrement durant la Bataille de la Nouvelle-Orléans (1815), fait de lui un héros national. Le fougueux Jackson tire parti de son statut de héros pour entamer une carrière politique controversée et couronnée de succès; en effet, il deviendra président des États‑Unis.

Les premières années d’Andrew Jackson

Né au fin fond de la Caroline, Jackson est le fils de colons irlando-écossais. À l’âge de 13 ans, il sert dans la milice locale en tant que messager pendant la Révolution américaine. C’est un travail dangereux. Jackson et ses frères sont faits prisonniers et souffrent de grandes privations aux mains des soldats britanniques. À la fin de la guerre, tous les membres de la famille de Jackson sont morts de différents maux liés à la guerre. Pour toutes ces raisons, Jackson, orphelin à 14 ans, développe une haine profonde envers les Britanniques, qu’il blâme pour sa situation.

Tout au long de son adolescence et de sa vie adulte, Jackson occupe divers emplois. Il devient notamment avocat même s’il n’a jamais officiellement étudié le droit et qu’il n’a qu’une éducation rudimentaire. Il est plus tard élu sénateur du Tennessee, puis est nommé juge à la Cour suprême de cet état. Jackson est aussi un soldat-né et, en 1801, il sert au sein de la milice du Tennessee à titre de colonel.

Jackson et la guerre de 1812

Pendant la guerre de 1812, l’étoile de Jackson ne cesse de monter grâce à deux victoires clés. Il remporte la première (août 1813) lors du massacre du fort Mimms, bataille au cours de laquelle Tecumseh, chef de guerre des Shawnees, ordonne aux Bâtons Rouges de la Nation crie de mener des raids au fort Mimms, en Alabama, et de tuer les gens qui y vivent, notamment les civils, les militaires et les Métis creeks. Jackson et sa milice participent à la guerre qui s’ensuit, la guerre des Creeks, un conflit qui se déroule en même temps que la guerre de 1812. Jackson et d’autres infligent aux Creeks une rude défaite, s’approprient de vastes étendues de terres et concluent le traité du fort Jackson. Jackson obtient le rang de major‑général à la suite de cette difficile et audacieuse campagne, pendant laquelle de célèbres héros populaires américains, tels que Sam Houston et Davey Crockett, servent sous ses ordres.

C’est toutefois sa victoire lors de la bataille de la Nouvelle-Orléans qui marquera pour toujours sa carrière militaire. Alors que les forces britanniques tentent un assaut naval et terrestre, Jackson prend la tête des forces défensives de la ville. Les Américains s’attendent à affronter une flotte importante et sont prêts à se battre avec acharnement contre 25 000 soldats britanniques. Certains prédisent une défaite, mais ce n’est pas le cas de Jackson. Faisant appel à tous les miliciens disponibles, Jackson entreprend de préparer une défense énergique en vue de l’opération britannique. Sa réputation de commandant sévère, mais juste qui n’a pas peur de se battre lui vaut le surnom de « Old Hickory » (vieux noyer). Accompagné de 5 000 soldats, Jackson repousse une force britannique de 7 500 hommes. La victoire lors de la bataille de la Nouvelle‑Orléans s’avère décisive pour les Américains. Des milliers de Britanniques y sont tués ou blessés, et trois de leurs généraux perdent la vie. Les pertes américaines sont minimes, et les cris de la victoire se font entendre à des milles à la ronde.

Jackson le héros

Jackson devient un héros national en raison de sa conduite, même si sa victoire n’amène aucun avantage militaire; en fait, la guerre s’est terminée le 24 décembre avec la signature du Traité de Gand. La bataille de la Nouvelle-Orléans permet toutefois à Jackson d’accumuler un important capital politique. Le dernier grand affrontement de la guerre de 1812 se termine par une impressionnante victoire américaine, qui sera presque désignée jour férié et célébrée pendant de nombreuses années.

Jackson continue de gagner l’appui populaire durant les guerres séminoles, et sa carrière atteint son apogée lorsqu’il est élu président. Le dur à cuire du fond des bois affirme qu’il est « né pour affronter la tempête » que représente la vie en Amérique. Il est le dernier président des États-Unis à avoir participé à la Révolution américaine.

Auteur : Jason Ridler

 

 

 

 

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